La République Démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la gestion de ses ressources naturelles. L’Union Européenne (UE) a annoncé un investissement de près de 11 millions d’euros pour renforcer la cartographie et la connaissance du sous-sol congolais.
Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme « PanAfGéo+ », officiellement signé le 19 mars 2026 à Kinshasa entre la délégation européenne et le ministère congolais des Mines.
Un appui stratégique pour les ressources minières
Au total, l’UE prévoit une enveloppe globale de 45 millions d’euros entre 2026 et 2029 pour soutenir les géosciences et les technologies minières en Afrique. Sept pays bénéficient de cette initiative, avec une attention particulière accordée à la RDC, riche en ressources naturelles stratégiques.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a souligné l’importance de cet appui pour le développement national :
” connaître son sous-sol permet non seulement de découvrir de nouveaux gisements, mais aussi de générer de la richesse au profit de la population congolaise.”
Transparence et environnement au cœur du partenariat
De son côté, le représentant de l’UE à Kinshasa, Fabrice Basil, a insisté sur les valeurs portées par ce partenariat, notamment la transparence, la redevabilité et la protection de l’environnement. Il a également plaidé pour une exploitation minière responsable, en particulier dans le secteur artisanal.
Un enjeu crucial : la maîtrise des données géologiques
Malgré son potentiel minier, la RDC ne dispose pas encore de l’ensemble de ses données géologiques. Certaines cartes historiques restent conservées en Belgique, qui a récemment refusé de les transmettre à des entreprises privées, préférant poursuivre leur numérisation.
Ce contexte renforce la nécessité pour Kinshasa de développer ses bases de données géologiques afin de mieux structurer le secteur et négocier efficacement avec les investisseurs internationaux.
Avec ce nouveau partenariat, la RDC espère ainsi reprendre le contrôle stratégique de son patrimoine minier et en maximiser les retombées économiques.
La rédaction
