La République Démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans la réforme de son secteur aurifère artisanal. Un Accord-cadre institutionnel a été signé ce jour pour encadrer la mise en œuvre du Programme national AXIS (Asset-eXchange-Impact-Sovereign) et de l’initiative GOLDCONNECT, qui intègre le mécanisme innovant dénommé Sovereign Gold Reserve Token (SGRT).
La cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage du Président de la République, Félix Tshisekedi. Elle a réuni le ministère des Mines et le Fonds social de la République Démocratique du Congo autour d’un engagement commun : moderniser et sécuriser la filière de l’or artisanal.

Un tournant pour la gouvernance minière
Prenant la parole à cette occasion, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a insisté sur la portée stratégique de cet accord. Selon lui, il ne s’agit pas d’une simple formalité administrative, mais d’un levier déterminant pour renforcer la gouvernance du secteur minier artisanal, longtemps confronté à des défis de traçabilité, de transparence et d’intégration formelle.
Des objectifs structurants pour l’or artisanal

Le Programme AXIS et l’initiative
GOLDCONNECT visent plusieurs priorités majeures :
structurer et sécuriser les chaînes d’approvisionnement de l’or issu de l’exploitation artisanale ;
assurer la transparence et la traçabilité des flux aurifères ;
promouvoir des mécanismes de financement innovants, sans alourdir la dette publique ni compromettre la souveraineté nationale ;
intégrer durablement les exploitants artisanaux dans le circuit économique formel.

À travers le mécanisme SGRT, les autorités entendent également valoriser les réserves aurifères nationales tout en consolidant la crédibilité financière du pays.
Souveraineté et développement inclusif
Cet Accord-cadre réaffirme la primauté de l’État sur ses ressources naturelles et pose les bases d’un encadrement institutionnel clair, coordonné et juridiquement sécurisé. Il s’inscrit dans une volonté affichée de promouvoir un modèle d’exploitation artisanale responsable, traçable et inclusif.

Les autorités congolaises misent sur cette réforme pour accroître les retombées économiques au bénéfice des communautés locales, améliorer la mobilisation des recettes publiques et consolider la souveraineté nationale sur les richesses minières.
Par cette signature, la RDC entend transformer son potentiel aurifère en un véritable moteur de développement durable, au service d’une croissance plus équitable et mieux encadrée.
Jennifer Mazemba
