TV5 Monde : Judith Suminwa élude une question sur les migrants expulsés des États-Unis, la polémique enfle

Avait-elle réellement préparé son passage au journal Afrique sur TV5 Monde, [QUAND]? Quelle prestation laborieuse! La Première ministre congolaise, Judith Suminwa, est restée sans réponse, telle une étudiante lors d’un examen oral, devant la question sur les nationalités des migrants expulsés des États-Unis et récemment arrivés à Kinshasa. Suminwa a même consulté à la va vite, pendant l’entretien, ses documents, sans parvenir à dénicher même des bribes d’éléments de réponse .

Suite à son mutisme digne d’un knock out, le journaliste de TV 5 a finalement enchaîné avec un autre sujet. Trop tard ! Les balbutiements de Judith Suminwa avaient déjà enflammé la toile.
Depuis, il pleut sans discontinuer des réactions très acerbes sur les réseaux sociaux.

Nombre d’ internautes dénoncent une attitude jugée peu convaincante sur un dossier sensible, appelant à davantage de clarté et de communication de la part des autorités.
Par ailleurs, cette situation relance le débat sur le respect de la ligne de communication gouvernementale. Quelques jours plus tôt, dans son article “Suminwa, sois belle et tais-toi… jusqu’où ?’
LaUnefm.cd avait émis des réserves sur la réelle maîtrise de l’action gouvernementale par la première ministre.

Était-elle informée de la venue à Kinshasa des migrants irréguliers en provenance des USA? Toutefois, selon ce député étiquetté Union sacrée, au cours d’une réunion de conseil des ministres, il avait été établi que, sur les sujets sensibles, seul le porte-parole du gouvernement était habilité à s’exprimer officiellement. Le ministre de la Communication et médias, également porte-parole du Gouvernement, s’était d’ailleurs déjà exprimé de manière détaillée sur cette question lors du dernier briefing.

Pour plusieurs observateurs, cet épisode met en évidence non seulement un manque de maîtrise du dossier, mais aussi une entorse aux récentes orientations du chef de l’État, qui préconisent une communication centralisée sur les questions sensibles.
L’affaire ravive ainsi les interrogations autour de la gestion et de la transparence liées à l’accueil des migrants expulsés en République Démocratique du Congo.

Au sein même de la mouvance présidentielle, des voix marmottent sur l’imminence d’un nouveau gouvernement. Attendons voir.

La rédaction

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