RDC : un plan choc pour réduire de moitié les morts sur les routes d’ici 2030

Le gouvernement congolais franchit un cap décisif dans la lutte contre l’insécurité routière. Réuni en 86è Conseil des ministres, l’Exécutif National a pris connaissance de la présentation du Plan national de sécurité routière (PNSR), portée par le Vice-Premier Ministre , ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba.

Selon le compte rendu officiel signé par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, et consulté par l’ACP, ce plan s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du Chef de l’État pour endiguer un fléau responsable de nombreuses pertes en vies humaines à travers le pays.

Un diagnostic alarmant

D’après la source (ACP), l’analyse du secteur met en lumière plusieurs faiblesses structurelles à l’origine des accidents de la circulation en République Démocratique du Congo. Parmi les principaux facteurs identifiés figurent :

  • Le mauvais état des véhicules en circulation
  • Les insuffisances du cadre légal et réglementaire
  • Les comportements à risque des usagers
  • La dégradation avancée des infrastructures routières

Ces constats ont permis de mieux cerner les causes profondes de l’insécurité routière et d’orienter les actions prioritaires du gouvernement, avec comme objectif, sauver des vies sur les différentes routes de la RDC.

Le Plan national de sécurité routière vise à cet effet un objectif ambitieux mais crucial : réduire de moitié le nombre de décès sur les routes d’ici 2030.

Pour y parvenir, plusieurs axes stratégiques ont été définis, notamment :

  • La révision et l’actualisation du code de la route
  • Le renforcement de l’éducation et de la sensibilisation des usagers
  • La lutte contre les comportements dangereux au volant
  • L’amélioration de la qualité et de la sécurité des infrastructures routières

Jean-Pierre Bemba a insisté sur la dimension collective de cette initiative, appelant à une mobilisation de tous les acteurs pour inverser durablement la tendance.

Proposition clé pour une RDC plus sûre

Pour maximiser l’impact de ce plan, une mesure prioritaire s’impose : la mise en place d’un système national de contrôle technique obligatoire, digitalisé et décentralisé, accompagné de sanctions effectives.
Concrètement, cela impliquerait :

  • Des centres de contrôle agréés dans toutes les provinces
  • Un suivi numérique des véhicules (base de données nationale)
  • L’interdiction stricte de circulation pour les engins non conformes
  • Des contrôles routiers renforcés et transparents pour limiter la corruption
  • Une mise en place d’un meilleur système en formation d’auto école où seront même inclus les agents du ministère de transport, etc…

Cette réforme permettrait de s’attaquer directement à l’une des causes majeures des accidents en RDC : l’état défectueux des véhicules, une mauvaise formation de la conduite et le non respect de l’éthique routière.

Avec ce plan, le gouvernement congolais affiche une volonté claire : faire de la sécurité routière une priorité nationale et sauver des milliers de vies dans les années à venir. Après la route , un autre plan national de sécurité fluvial et lacustre pour sauver des vies sur nos eaux est plus que jamais urgemment attendu .

Lionel IPAKALA Y.

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