Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo s’est engagé à collaborer avec ses partenaires pour faire toute la lumière sur les détonations signalées mardi à l’aube dans la ville de Goma, au Nord-Kivu.
Dans un communiqué consulté Mercredi par l’Agence congolaise de presse (ACP), le ministère de la Communication et Médias affirme que les autorités congolaises entendent contribuer à l’établissement des faits concernant ces incidents survenus dans cette ville de l’Est du pays, actuellement sous occupation des forces rwandaises et des rebelles du M23-AFC.
Selon ce document, Kinshasa réaffirme sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les Nations Unies et les partenaires internationaux afin de déterminer les circonstances exactes de ces explosions et de renforcer la protection des populations civiles.
Les premières informations font état de fortes détonations entendues à l’aube par plusieurs habitants de Goma.
La mission des Nations Unies en RDC a également indiqué qu’une employée de l’UNICEF, de nationalité française, a perdu la vie lors de ces incidents.
Face à cette situation, le Gouvernement congolais a exprimé ses sincères condoléances à la famille de la victime ainsi qu’à la communauté humanitaire.
Il a par ailleurs réitéré son attachement au respect strict du droit international humanitaire, en particulier à la protection des civils et du personnel humanitaire opérant sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les zones sous occupation.
Toujours selon le communiqué cité par l’ACP, les autorités congolaises assurent qu’elles ne sauraient mener des actions contraires aux principes qu’elles défendent.
Elles estiment qu’une enquête indépendante devra établir avec précision l’origine des engins utilisés, les auteurs des attaques, les cibles visées ainsi que les responsabilités éventuelles.
Les services compétents suivent l’évolution de la situation avec attention, alors que les investigations sont en cours pour déterminer l’origine exacte des explosions signalées à Goma.
Dans le même temps, Kinshasa accuse l’Armée Rwandaise et les rebelles du M23-AFC d’avoir formulé, selon elle, des accusations « infondées » contre les Forces Armées de la RDC (FARDC). Les autorités congolaises soutiennent que leurs opérations militaires visent exclusivement les groupes responsables des violences contre les populations congolaises.
Le Gouvernement affirme également que les Forces Rwandaises et leurs alliés du M23-AFC auraient récemment ciblé l’aéroport civil de Kisangani, alors qu’un avion transportant des passagers civils s’apprêtait à y atterrir.
Les enquêtes en cours devraient permettre d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les circonstances exactes de ces incidents.
Lionel IPAKALA Y.
