Une frappe de drone militaire a visé tôt ce Mercredi 10 Mars matin un immeuble résidentiel situé dans le quartier Himbi, dans la ville de Goma, au Nord-Kivu.
Selon plusieurs sources locales, l’attaque a coûté la vie à Karine Buisset, une expatriée française travaillant pour l’UNICEF.
Outre cette victime, l’explosion a provoqué d’importants dégâts matériels dans l’immeuble touché ainsi que dans plusieurs habitations environnantes.
Panique parmi les habitants
Des témoins affirment avoir entendu une forte détonation aux premières heures de la matinée :
« Nous avons été réveillés par une explosion très violente. Les gens sont sortis précipitamment de leurs maisons, certains pensant à un bombardement », raconte un habitant du quartier Himbi.
La déflagration a semé la panique parmi les riverains, déjà éprouvés par l’insécurité persistante dans la ville.

L’origine du drone encore inconnue
À ce stade, l’origine exacte du drone ayant mené cette frappe n’est pas encore établie.
La ville de Goma demeure sous le contrôle du Mouvement rebelle M23, qui a rapidement accusé le Gouvernement de Kinshasa d’être à l’origine de l’attaque.
De leur côté, les autorités congolaises ne se sont pas encore exprimées officiellement sur ces accusations.
Un contexte de tensions militaires
Cet incident intervient dans un climat de tensions sécuritaires persistantes dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La veille, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) avaient annoncé avoir abattu deux drones kamikazes appartenant aux groupes rebelles Twirwaneho et Red Tabara, présentés comme alliés du M23.
Ces appareils auraient été neutralisés dans la localité de Mikenge, située dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.

Crainte d’une intensification de la guerre des drones
Face à cette nouvelle attaque, plusieurs observateurs redoutent une intensification de l’utilisation de drones dans le conflit qui secoue l’Est de la RDC.
Une telle évolution pourrait accroître considérablement les risques pour les populations civiles, déjà lourdement affectées par des années de violences armées dans la région.
L’incident de Himbi illustre ainsi la dangerosité croissante des technologies militaires dans un environnement urbain, où les civils demeurent les premières victimes des affrontements.
Fiston Muhindo/ Correspondant Nord -Kivu
L’origine du drone encore inconnue
À ce stade, l’origine exacte du drone ayant mené cette frappe n’est pas encore établie.
La ville de Goma demeure sous le contrôle du Mouvement rebelle M23, qui a rapidement accusé le Gouvernement de Kinshasa d’être à l’origine de l’attaque.
De leur côté, les autorités congolaises ne se sont pas encore exprimées officiellement sur ces accusations.
Un contexte de tensions militaires
Cet incident intervient dans un climat de tensions sécuritaires persistantes dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La veille, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) avaient annoncé avoir abattu deux drones kamikazes appartenant aux groupes rebelles Twirwaneho et Red Tabara, présentés comme alliés du M23.
Ces appareils auraient été neutralisés dans la localité de Mikenge, située dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.
Crainte d’une intensification de la guerre des drones
