Au lendemain des réactions passionnées suscitées par l’échange entre le Président de la République et la jeunesse congolaise le week-end dernier, l’Association des Enfants des Policiers et Militaires de la République Démocratique du Congo a décidé de briser le silence. Dans une communication ferme et sans ambiguïté, son Coordonnateur national, Gédéon Kyana, a tenu à rétablir la vérité et à lever toute équivoque autour des propos tenus par le Chef de l’État.
Contrairement aux interprétations tendancieuses relayées dans certains cercles, l’association affirme avec force que le Président de la République n’a jamais eu l’intention d’insulter, de rabaisser ou de dénigrer les militaires et les policiers congolais. Bien au contraire. Selon Gédéon Kyana, le Chef de l’État a voulu décrire, avec franchise et sincérité, la réalité douloureuse des conditions de vie extrêmement précaires dans lesquelles les forces de défense et de sécurité ont longtemps été maintenues.
Dans son message, le Coordonnateur national souligne un élément essentiel souvent passé sous silence. Le Président a lui-même reconnu non seulement ne pas avoir trouvé le mot juste pour exprimer l’ampleur de la souffrance endurée par les militaires et policiers, mais utilisé une expression de courtoisie, en disant : permettez moi l’ expression” . Une reconnaissance d’erreur sémantique qui, loin d’être un aveu de mépris, traduit plutôt une volonté d’honnêteté et d’humilité face à une situation humaine profondément injuste.
L’association insiste sur l’essentiel. Au-delà des mots, ce sont les actes qui parlent. Et sur ce terrain, des avancées concrètes et mesurables sont aujourd’hui visibles. La revalorisation significative des soldes des hommes en uniforme , l’amélioration de la prise en charge sanitaire notamment à l’Hôpital du Camp Tshatshi ainsi que plusieurs autres actions sociales témoignent d’un engagement réel du pouvoir en place à restaurer la dignité des militaires FARDC et Policiers congolais.
Dans un contexte national marqué par une guerre d’agression du Rwanda et ses supplétifs de L’ AFC/M23 et une désinformation persistante, l’Association des Enfants des Policiers et Militaires de la RDC appelle à la responsabilité collective et au discernement. Pour elle, certaines polémiques ne sont rien d’autre que des tentatives de diversion visant à occulter les efforts entrepris pour renforcer l’armée, la police et, par extension, la sécurité nationale.
En prenant position publiquement, l’association réaffirme son attachement à la vérité, à la mémoire des sacrifices consentis par les forces armées et à la défense de leur honneur.
Elle salue les efforts du Président de la République en faveur de la sécurité, de la dignité des militaires et policiers, ainsi que pour le retour durable de la paix sur toute l’étendue du territoire national.
L’Association des Enfants des Policiers et Militaires de la RDC lance enfin un appel à la jeunesse et à l’ensemble de la population, celui de privilégier l’unité nationale, rejeter les discours de division et soutenir toutes les actions qui contribuent à la stabilité, à la souveraineté et à l’honneur de la République démocratique du Congo.
Rappelons cependant que le chef de l’ État a lui-même levé l’ équivoque sur cette interprétation polémique de ses propos sur l’Armée de la République Démocratique du Congo, le mardi 16 Décembre dernier lors de son discour prononcé à l’occasion des Conférences annuelles du service public (CASP):
« Lorsque je dénonce, parfois avec des mots durs, l’indignité des conditions de vie dans lesquelles tant de nos compatriotes ont été contraints durant des années, ce n’est jamais pour les mépriser, et certainement pas nos vaillantes forces de défense et de sécurité, mais pour placer l’État face à ses responsabilités et rappeler l’urgence de leur rendre, en acte, la dignité qui leur est due », a-t-il déclaré.
Cette phrase controversée : « j’ai trouvé une armée des clochards » a été déclarée, samedi dernier dans l’amphithéâtre Tata Raphaël à Kinshasa, par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, au cours d’un face-à-face avec la jeunesse .
