C’était une date gravée dans le marbre de l’espoir le 4 décembre 2025 à Washington. La RDC et le Rwanda signaient un accord de Paix sous la médiation de l’ administration Trump. Pourtant, l’encre des engagements a été rapidement effacée par la poudre le mouvement rebelle M23, agissant comme le bras armé du Rwanda selon Kinshasa, qui au lendemain des espoirs né de cet acte historique, a rallumé la mèche de la guerre.
Face à cette trahison, le Président Félix Tshisekedi maintient le cap diplomatique. Soulevant une question brûlante, les opinions ne cessent de se lever pour dire : ” jusqu’où la négociation peut-elle tenir tête à une agression persistante ?”
L’heure est-elle à la force ou à la patience stratégique ? S’ interrogent certaines langues
L’impasse sur le terrain, le dilemme de Kinshasa.
Loin des salons diplomatiques, la population congolaise assiste, impuissante, à une redistribution des cartes militaires qui menace l’intégrité territoriale. La duplicité de Kigali dénoncée par Kinshasa comme étant un interlocuteur qui tient un stylo d’une main et un fusil de l’autre pose une question existentielle au sommet de l’État. C’est dans ce climat de tension extrême que deux visions s’affrontent au sein de l’opinion ainsi classe politique congolaise quant à la solution idoine pour la fin de crise de trois décennies et ses corollaires meurtrières du côté congolais.

L’appel à l’option militaire . Contacté par la rédaction la unefm.cd, Elie Beni KAMALENGA MULENGA, acteur politique pense que, le M23 n’est rien d’autre que l’armée rwandaise sur le sol congolais. Pour ce dernier , le Président Tshisekedi a tout fait pour montrer sa volonté de paix par la diplomatie. Il juge que cette voie a montré ses limites.
« Le Rwanda ne respecte rien… Étant donné que ce pays n ‘adhère pas à la vision diplomatique privilégiée par Kinshasa. Je pense qu’il est grand temps d’envisager une option militaire, que la guerre prenne place, pour que le Rwanda apprenne enfin à respecter le peuple congolais. », a-t-il soutenu.
Selon cet acteur politique, la seule langue que le Rwanda semble comprendre est celle de la guerre, d’autant plus que les agressions continuent de provoquer et des victimes congolaises et des déplacements massifs de populations dans des conditions inhumaines” , a-t-il conclu.
La défense de la stratégie légale Me Ghislain MWANJI, Président du courant politique AVANCE, quant à lui soutient la posture actuelle du Gouvernement qui est de « privilégier la diplomatie tout en maintenant une défense active au front ».
Il rappelle que cette approche s’inscrit pleinement dans le droit international, notamment dans le règlement pacifique des différends et le droit constitutionnel congolais, la protection de l’intégrité du territoire. Me Mwanji
Analyse à cet effet l’attitude de l’État comme une stratégie responsable visant à :
* Respecter les accords pour renforcer la légitimité internationale.
* Documenter les violations pour isoler les responsables politiquement.
* Conserver la pleine capacité de légitime défense face aux menaces directes.
Cette posture rallie pour ce juriste stabilité, souveraineté et légalité, où la force du droit appuie le droit à la défense nationale.
Ces avis partagés reflètent cependant un débat de fond : faut-il continuer à tendre la main à un régime accusé de duplicité ou changer de cap pour défendre fermement la souveraineté nationale ?
Au-delà de la bataille des stratégies, une seule réalité s’impose , le temps ne joue plus en faveur de la RDC. Chaque jour de statu quo se paie en vies humaines. Alors que le droit international peine à contraindre les agresseurs et que l’option militaire totale comporte des risques, les populations de l’Est ne demandent plus la paix, mais la fin de l’impunité.
La question n’est plus la stratégie, mais combien de temps le peuple pourra encore supporter le poids de cette guerre sans fin avant que l’histoire ne juge sévèrement l’inaction du monde?
