Le Mouvement de Réveil de la Jeunesse Congolaise (MRJCO) monte au créneau face à ce qu’il qualifie d’« instrumentalisation du peuple congolais » par une partie de l’opposition politique. Dans un communiqué publié le 7 juin 2026 à Kinshasa, le mouvement dirigé par Me John Mbaya Ntita condamne fermement les initiatives visant à mobiliser la population contre un prétendu « changement constitutionnel » et appelle à la responsabilité collective face aux enjeux sécuritaires du pays.
Le MRJCO cible particulièrement l’annonce du dépôt d’une plainte pour « coup d’État contre la Constitution » contre le président de la République et l’organisation d’un sit-in devant le Palais du Peuple. Pour le mouvement, ces actions relèvent d’une « manipulation grossière de l’opinion publique » à des fins politiciennes. Il rappelle que la révision de la Constitution n’est ni interdite ni taboue dans un État de droit.
S’appuyant sur les articles 218 et suivants de la Constitution du 18 février 2006, le MRJCO souligne que l’initiative de la révision appartient concurremment au président de la République, au gouvernement, aux deux chambres du Parlement et au peuple par voie de pétition. « Prétendre qu’un chef d’État commet un coup d’État en exerçant une prérogative constitutionnelle expresse est une contre-vérité juridique et un outrage à la Loi fondamentale », indique le communiqué. Le mouvement exhorte la jeunesse et l’ensemble des Congolais à ne pas se laisser entraîner dans des mobilisations dont l’objectif serait, selon lui, de créer le chaos et de bloquer le fonctionnement des institutions.
Sur le volet sécuritaire, le MRJCO salue la décision de l’Auditeur général des FARDC de requérir la poursuite par défaut du général d’armée John Numbi, de Pascal Nyembo Muyumba et du général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde. Absents à l’ouverture de leur procès le 4 juin devant la Haute Cour militaire, les trois officiers sont poursuivis pour des faits jugés graves : complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et incitation de militaires à violer leur devoir.
Le mouvement estime que cette procédure, fondée sur les articles 326 et 327 du Code judiciaire militaire, répond à l’exigence de redevabilité et de discipline au sein des forces de défense. « Nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son grade ou son passé », affirme le MRJCO, qui voit dans ces poursuites un signal fort contre l’impunité. Il encourage la Haute Cour militaire à conduire le procès dans le strict respect du droit.
Le communiqué se conclut par un appel à la jeunesse congolaise. Le MRJCO l’invite à privilégier le débat constructif, le respect des institutions et la défense de l’intégrité territoriale. Dans un contexte marqué par la guerre d’agression imposée à la RDC via l’AFC/M23, le mouvement insiste sur la nécessité de l’unité nationale, de la vigilance citoyenne et du soutien aux Forces armées engagées au front.
O.Luamuele
