Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu une délégation de la République sœur du Congo conduite par Jean-Jacques Bouya, vice-Premier ministre, ministre de la Coordination des infrastructures de développement, de l’Aménagement du territoire et de l’Entretien routier.
Au centre des échanges : l’avancement du projet de construction du pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville, après la signature d’un accord bilatéral définissant le cadre fiscal et douanier de cet ambitieux chantier sous-régional.
Long de 1,575 kilomètre, cet ouvrage stratégique est présenté comme un moteur d’intégration économique entre la République Démocratique du Congo et la République du Congo. Il devrait faciliter la circulation des personnes et des marchandises, tout en renforçant les échanges commerciaux entre les deux capitales les plus proches du monde.
Le futur pont s’inscrit également dans la dynamique de mise en œuvre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), avec l’ambition de stimuler le commerce intra-africain et de soutenir le développement des infrastructures de transport en Afrique centrale.
Cependant, ce projet continue d’alimenter le débat en République Démocratique du Congo, où plusieurs voix plaident pour une approche progressive afin de préserver les intérêts économiques et stratégiques du pays dans l’intégration régionale.
Les inquiétudes portent notamment sur le risque de déséquilibre commercial en faveur du port en eau profonde de Pointe-Noire, en République du Congo, déjà connecté à Brazzaville par des infrastructures routières et ferroviaires.
Dans ce contexte, les dernières positions défendues par les autorités congolaises privilégiaient d’abord l’achèvement du port en eau profonde de Banana, considéré comme une infrastructure stratégique pour renforcer la compétitivité maritime de la RDC, avant le lancement effectif du pont route-rail Kinshasa-Brazzaville.
Pour rappel, la mise en service du port en eau profonde de Banana est attendue d’ici à décembre 2027.
Lionel IPAKALA Y.
