Le climat politique se tend autour de la question d’un éventuel troisième mandat présidentiel en République Démocratique du Congo. Deux jours après la sortie médiatique de Félix Tshisekedi, se disant prêt à se représenter si « le peuple le demande », l’opposant Martin Fayulu a répliqué avec fermeté ce vendredi 8 Mai .
Lors d’un point de presse, le leader de la coalition Lamuka a rappelé que la Constitution congolaise limite le mandat présidentiel à deux quinquennats, affirmant que le chef de l’État quittera le pouvoir en 2028 :
« Le peuple m’a chargé de lui dire que, qu’il le veuille ou non, il partira en 2028. Personne ne dépassera deux mandats, conformément à notre Constitution », a déclaré Martin Fayulu, accusant Félix Tshisekedi de vouloir défier la volonté populaire.
L’opposant a également dénoncé la proposition de loi initiée par le député national Paul-Gaspard Ngondankoy, qu’il considère comme une « dérive grave » susceptible d’alimenter des discussions contraires à l’esprit de la Constitution.
De son côté, Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi reste favorable à l’ouverture d’un débat sur cette question.
Le chef de l’état a notamment évoqué la possibilité de consulter la population par voie référendaire si cela s’avérait nécessaire.
Cette nouvelle passe d’armes relance le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC à l’approche des prochaines échéances politiques.
Lionel IPAKALA Y.
