Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rejeté toute accusation de bradage des ressources naturelles de la RDC sur l’autel de son propre profit sécuritaire assuré par les Américains.
S’exprimant sur la question sensible des contrats miniers, le chef de l’État a assuré que son administration avait entrepris de corriger les déséquilibres hérités du passé, notamment dans le cadre du controversé contrat sino-congolais.
Répondant à une question sur une éventuelle cession des richesses nationales en échange de la sécurité, Félix-Antoine Tshisekedi a rappelé qu’à son arrivée au pouvoir, il avait immédiatement dénoncé les failles du « contrat chinois », qu’il jugeait défavorable aux intérêts de la République Démocratique du Congo.
Le Président congolais affirme avoir ordonné un audit approfondi avant d’engager des discussions avec les partenaires chinois afin de rééquilibrer les termes de cet accord. Selon lui, bien que les engagements déjà signés limitaient une remise en cause totale du contrat, certaines corrections importantes ont néanmoins été obtenues :
« Il était inacceptable que la RDC, détentrice de ses ressources, demeure minoritaire dans les bénéfices tirés de ce partenariat », a-t-il insisté, promettant qu’aucun nouvel accord ne se ferait désormais au détriment des intérêts nationaux.
Félix-Antoine Tshisekedi a également révélé que les contours du nouveau partenariat avaient été présentés à plusieurs structures de la société civile, notamment la Conférence Épiscopale Nationale du Congo ( CENCO) et l’Observatoire de la Dépense Publique ( ODEP ), reconnues pour leur vigilance dans le suivi de la gouvernance publique. D’après le chef de l’État, ces organisations auraient émis des avis favorables après examen des nouvelles dispositions négociées.
Et pourtant, dans l’opinion publique, la CENCO et l’ODEP distillent d’acerbes critiques sur le deal “minerais stratégiques contre sécurité”. Mgr Fulgence Muteba Mugalu a soutenu, urbi et orbi, que la durée du deal Tshisekedi -Trump était de 99 ans!
Naturellement, la réaction des princes de l’église catholique romaine est très attendue. La prochaine homélie de Mgr Ambongo promet des hallebardes.
Dans la suite de son intervention devant la presse, le Président de la République a réaffirmé sa volonté de mettre fin au modèle économique basé uniquement sur l’exportation brute des minerais. Il plaide désormais pour une transformation locale des ressources minières afin d’accroître leur valeur ajoutée, stimuler la création d’emplois et renforcer l’économie nationale.
Le chef de l’État estime que le développement des infrastructures énergétiques permettra progressivement à la RDC de poser les bases d’une véritable industrie de transformation minière :
«Les richesses du Congo doivent profiter d’abord au peuple congolais », a-t-il martelé, assurant qu’il ne saurait être le dirigeant qui sacrifierait les intérêts du pays pour des motivations personnelles.
LaUnefm.cd
