Conférence de presse de Tshisekedi : guerre, médias, élections et Fally Ipupa, les annonces fortes du Président Félix-Antoine Tshisekedi

Lors de sa conférence de presse tenue le Jeudi 6 Mai, le Président de République Félix-Antoine Tshisekedi a abordé plusieurs sujets majeurs liés à la sécurité, à la gouvernance, à la liberté de la presse, aux élections de 2028 ainsi qu’à la culture, avec en liminaire une promesse de décorer l’artiste musicien Fally Ipupa.

Concernant les médias, le chef de l’état a fait savoir lors de face à face avec les professionnels des 5médias que le traitement de l’information en période de crise sécuritaire, le chef de l’État a insisté sur la responsabilité patriotique de la presse. Selon lui :

« le patriotisme républicain n’est pas incompatible avec le journalisme », estimant qu’une communication qui fragilise volontairement les institutions au profit de l’ennemi pourrait être assimilée à une forme de complicité.

Sur le plan diplomatique, le Président Félix_ Antoine Tshisekedi a défendu son approche face à la guerre dans l’Est de la RDC, affirmant que le choix de la voie diplomatique « n’a jamais été un signe de faiblesse ».

Évoquant les conditions sociales des agents de l’État, Félix Tshisekedi a assuré que les salaires des fonctionnaires avaient été multipliés par trois, tandis que ceux des policiers et militaires auraient été quadruplés durant son mandat.
Interrogé sur l’absence des autorités congolaises au concert de Fally Ipupa au Stade de France, le Président a déclaré que son agenda ne lui avait pas permis d’y assister.

Il a toutefois annoncé son intention de décorer officiellement l’artiste au nom de la République Démocratique du Congo.
Au sujet d’un éventuel troisième mandat présidentiel, le chef de l’État a affirmé ne pas avoir lui-même formulé une telle demande, tout en précisant qu’il accepterait si cette volonté venait du peuple congolais.

Revenant sur son prédécesseur, Joseph Kabila, Félix Tshisekedi a affirmé que ce dernier aurait quitté le pays « clandestinement ».
Enfin, le Président de la République a évoqué les défis sécuritaires liés à l’organisation des prochaines élections générales. Selon lui, la poursuite de la guerre dans les zones occupées pourrait compromettre la tenue des scrutins prévus en 2028, estimant qu’il serait impossible d’organiser des élections sans la participation des territoires concernés.

Lionel IPAKALA Y.

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