Sanctions américaines contre Joseph Kabila : Me Achille Kapanga exige des résultats concrets sur la sécurité dans l’Est

Les sanctions imposées par les États-Unis contre l’ancien président congolais Joseph Kabila suscitent des réactions à Kinshasa. Me Achille Kapanga salue une décision qu’il attribue aux efforts diplomatiques soutenus de la République Démocratique du Congo, tout en appelant à des retombées concrètes sur le terrain sécuritaire.

Le Département du Trésor des États-Unis, à travers l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), a inscrit l’ancien chef de l’État sur sa liste de sanctions. Cette mesure prévoit notamment le gel de ses avoirs sous juridiction américaine ainsi que l’interdiction de toute transaction avec des personnes ou entités américaines.

Washington justifie cette décision par un soutien présumé de Joseph Kabila à des groupes armés, notamment le Mouvement du 23 mars (M23) et l’Alliance du Fleuve Congo, actifs dans l’Est du pays.
Pour Me Kapanga, ces sanctions ne doivent pas rester symboliques.

Il insiste sur la nécessité de voir un impact direct, en particulier dans le démantèlement des circuits de financement des groupes armés opérant au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, régions en proie à une insécurité persistante.
L’ancien maire de Beni appelle également à un élargissement des mesures restrictives, visant non seulement Joseph Kabila mais aussi ses réseaux politiques, économiques et militaires, qu’il accuse de contribuer à l’instabilité dans la région.

Enfin, le juriste plaide pour une coordination entre les sanctions internationales et les mécanismes judiciaires nationaux. Il rappelle que l’ex-président a été condamné à mort par contumace le 30 Septembre 2025 par la Haute Cour Militaire pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Selon lui, une synergie entre ces différentes actions renforcerait efficacement la lutte contre l’impunité en RDC.

La rédaction

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