La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), qui fédère plus de 800 Organisations Non Gouvernementales à travers le pays, monte au créneau sur la gestion de l’éclairage public dans la capitale. Dans un communiqué publié ce Mercredi 30 Avril à Kinshasa, signé par sa Coordination Nationale, elle réclame des éclaircissements urgents sur les mécanismes de collecte, de répartition et de gestion des fonds destinés à ce service essentiel.
Réagissant à une récente mise au point de la Société Nationale d’Electricité (SNEL), la NSCC dit saluer cette prise de parole dans un média de la place, tout en estimant qu’elle ne suffit pas à dissiper les zones d’ombre persistantes. Pour la plateforme citoyenne, la question de l’éclairage public dépasse une simple querelle de compétences administratives entre institutions.
Une responsabilité partagée mais peu transparente
La NSCC rappelle que la SNEL, en tant qu’entité chargée de la perception mensuelle des frais liés à l’éclairage public auprès des abonnés, porte une responsabilité directe en matière de traçabilité, de transparence et de reddition des comptes. À ce titre, elle ne saurait, selon l’organisation, se soustraire totalement à la problématique actuelle.
« Toute structure qui perçoit des fonds publics ou parafiscaux est comptable devant le peuple », insiste le communiqué, soulignant que l’opacité autour du circuit financier entretient la confusion et alimente la méfiance des citoyens.
Des demandes claires adressées aux autorités
Face à cette situation, la NSCC formule plusieurs exigences concrètes.
Elle demande notamment la publication détaillée des montants collectés par la SNEL et transférés à l’Hôtel de Ville de Kinshasa depuis Janvier 2025 à ce jour. Elle appelle également à la mise en place d’un cadre conjoint de redevabilité impliquant la SNEL, les autorités urbaines et la société civile.
L’objectif, selon l’organisation, est de garantir une gestion rigoureuse et transparente des ressources destinées à l’éclairage public, un secteur jugé crucial pour la sécurité, la dignité urbaine et la qualité de vie des habitants.
Un enjeu de gouvernance et de confiance publique
Pour la NSCC, la transparence financière n’est pas une option mais une exigence démocratique fondamentale.
Elle estime qu’un éclairage public efficace ne peut être assuré sans une gouvernance claire et responsable des fonds qui y sont alloués.
Enfin, la plateforme réaffirme sa disponibilité à engager un dialogue constructif avec la SNEL et les autorités de Kinshasa afin de parvenir à une clarification totale de ce dossier sensible :
« Le peuple a le droit de savoir. Le peuple doit voir », conclut le communiqué, en appelant à une gestion exemplaire des deniers publics.
Lionel IPAKALA Y.
