Par cette même Me Jeannot Lompempe a annoncé sa candidature en 2028. Dans une lettre datée du 25 février adressée à l’Autorité Morale du Front Commun pour le Congo (FCC), Maître Jeannot Lompempe a officialisé sa décision de quitter la plateforme politique du président honoraire Joseph Kabila, répondant ainsi à la main tendue du Chef de l’État lors des récentes consultations politiques.
Le politicien a annoncé la création de son propre parti, baptisé « Front pour la Patrie » (FP), et confirmé sa candidature aux élections de 2028, marquant ainsi une étape majeure de sa trajectoire politique.
Une sortie qui relance le débat sur le poids réel du FCC
Si certains considèrent que Maître Lompempe n’est pas un poids lourd capable de mobiliser les masses au sein du FCC, d’autres analystes politiques soulignent que cette décision illustre davantage la fragilité de la plateforme, devenue quasi symbolique après la rupture de l’alliance entre le FCC et le Cap pour le Changement (CACH).
Selon certaines sources, la création de l’AFC par Joseph Kabila aurait déjà marginalisé le FCC, qui n’existerait plus que de nom, renforçant l’idée que le départ de Lompempe s’inscrit dans un contexte de recomposition politique profonde en RDC.
Cette nouvelle étape de la carrière de Maître Lompempe est attendue avec intérêt, tant pour mesurer l’influence réelle de son nouveau parti que pour évaluer les répercussions sur l’équilibre politique national.
En revanche, le fait d’adresser une lettre de démission à un condamné à mort déchu de ses droits civiques et politiques, n’est pas strictement interdit ; la question est plutôt si la démission peut être recevable juridiquement. Dans la plupart des systèmes, une personne déclarée inéligible ou privée de ses droits civiques ne peut plus occuper un poste public. Donc la démission de Me Lompempe pourrait être considérée comme symbolique ou administrative.
Lionel IPAKALA
